Les migrations en tête de l’ordre du jour du sommet de l’UE
Les 28 dirigeants de l’Union européenne (UE) se sont réunis dans la ville de Salzbourg en Autriche les 19 et 20 septembre 2018 pour discuter des moyens de réduire l’immigration vers l’UE.
Plusieurs mesures visant à réduire l’immigration ont été prises depuis 2015, année durant laquelle plus d’un million de réfugiés et de migrants sont arrivés en Europe en provenance du Moyen-Orient et de l’Afrique, provoquant une hausse de la rhétorique anti-immigration dans la région. Des accords ont depuis été passés avec des pays comme la Turquie et la Libye, offrant de l’aide en échange de contrôles plus stricts aux frontières. Moins de 100 000 migrants ont atteint l’Europe de façon irrégulière cette année.
Dans le cadre de leur dernière initiative pour arrêter le flux de la migration irrégulière, les dirigeants de l’UE ont discuté d’un plan visant à augmenter le nombre de gardes de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, à 10 000. Les dirigeants sont divisés sur la question, car certains pays comme l’Italie veulent conserver le contrôle de leurs propres frontières.
L’UE espère également arriver à un accord avec l’Egypte sur la migration. Donald Tusk, Président du Conseil européen, et le chancelier d’Autriche Sebastian Kurz ont rencontré le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi le 16 septembre 2018 au Caire. Ils ont félicité l’Égypte pour son rôle visant à endiguer le flux de la migration irrégulière et la traite des êtres humains en Europe.
Selon le journal en ligne EUobserver, une source européenne à Bruxelles a déclaré le mardi 18 septembre 2018, que l’UE cherche à approfondir ses relations avec le pays : « c’est un partenaire qui prend ses responsabilités au sérieux, un partenaire avec lequel nous pouvons travailler encore plus dans le contexte de la migration. »
Cependant, Le Caire rejette toujours l’idée de créer des camps sur son sol pour accueillir les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile expulsés, et les empêcher de traverser la Méditerranée pour se rendre en Europe.
Le gouvernement égyptien a mis en place des mesures pour lutter contre la migration irrégulière et la traite des êtres humains. La loi « anti-migration illégale et trafic des êtres humains » et les mesures de sécurité renforcées à la frontière sont les principales raisons à l’origine de la réussite du pays dans la lutte contre la migration irrégulière.
La loi de 2016 prévoit une amende de 2 796 USD à 11 000 USD ou une peine de prison pour toute personne reconnue coupable de trafic des êtres humains. En conséquence, seuls 30 migrants clandestins sont arrivés en Europe en provenance de l’Égypte entre janvier et mars cette année. Selon l’Organisation des Nations Unies près de 230 000 réfugiés, originaires de 58 pays, vivent actuellement en Égypte.
TMP, 13/10/2018
Crédit photo : Joel Carillet, iStock, Bateau de migrants débarquant sur Lesbos, Grèce
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